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Focus Brésil : cinémas et résistances

 

L’idée de mettre en lumière la cinématographie brésilienne dans le cadre de cette édition 2020, en pleine crise mondiale majeure, s’est imposée d’elle même, devant une nouvelle vague de cinéastes qui proposent un cinéma formellement décomplexé, politisé et profondément audacieux.

Dans un pays en pleine mutation et loin de la carte postale, ces sept séances témoignent d’un milieu artistique aussi vivant qu’inventif, et offrent un panorama des cinémas brésiliens à travers le prisme thématique de la résistance, dans sa plus large acceptation, qu’elle soit culturelle, artistique, sexuelle, politique, sociale.

Ces nouvelles voix reflètent ainsi une éclosion de talents libérateurs et offrent des points de vue pluriels sur une époque troublée - entre tensions sociales, bouleversements climatiques, crise économique et combats sociétaux structurels.

Du corps féminin de Linn Da Quebrada dans Bixa Travesty aux adolescentes skateuses de Sao Paulo de Meu nombre é Bagda, en passant par les résistants des favelas menacés d’expulsion de Mormaço, tout fait foi d’un acte de résistance. Tout comme le surréalisme déstabilisant de Bacurau, fable dystopique, et qui fait écho au naturalisme de No coraçao do Mundo, récit choral d’un quartier populaire. En parallèle, la classe de maître de Kleber Mendonça Filho (Aquarius, Bacurau) et un programme de trois courts métrages complètent ce Focus, ouvrant la porte au dialogue et à une prise de conscience sur les réalités de la société brésilienne contemporaine.

 

Les films


 

Longs métrages

No coração de mondo, Gabriel Martins Alves & Maurílio Martins

Mormaço, Marina Meliande

Meu nome é Bagdá, Caru Alves de Souza 

Bixa Travesty, Kiko Goifman & Claudia Priscilla

Bacurau, Kleber Mendonça Filho & Juliano Dornelles

 

Entrevue

Conversation avec Kleber Mendonça Filho

 

Courts métrages

Quebramar, Cris Lyra

Sete anos em maio, Affonso Uchoa

Swinguerra, Bárbara Wagner & Benjamin de Burca